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2026- Pentecôte à Espalion

vendredi 13 février 2026, par Luc Passera

Week-end de Pentecôte à Espalion du 22 au 25 Mai

Séjour au Centre d’accueil Espalion
"Aux Portes des Monts d’Aubrac"

66 Avenue de Saint-Pierre - 12500 Espalion
05 65 48 85 05 / 07 56 27 31 25
1/2 Pension : 65 €+0.66€ (taxe séjour)+ 10€ pour les draps(option)
Repas au Buron des Bouals le lundi midi Attention pas de Carte Bleue
:Aligot-saucisse-dessert+ café-vin : environ 20 €

Le week-end de Pentecôte fait partie de nos « séjours hors les murs » traditionnels. Il aura lieu cette année à Espalion, au bord du Lot, dans la partie Nord du département de l’Aveyron, celle qui tangente avec le département du Cantal. Il ne faut que 2 heures de voiture pour y parvenir. Ce n’est donc pas une terra incognita pour les unionais/toulousains mais on y revient toujours avec plaisir.
Ce département de l’Aveyron est un des plus grands de France si bien que l’on rencontre un climat de type méditerranéen au sud (région de Saint-Affrique) un climat de type aquitain dégradé à l’ouest et un climat de type montagnard au nord sur le plateau de l’Aubrac. Nous logerons bien au nord du département, mais dans la vallée du Lot, la cinquième rivière de France par sa longueur, ce qui nous promet un climat adouci de type océanique altéré.
Un grand département, une population faible (moins de 300.000 habitants), c’est la promesse de grands espaces naturels peu peuplés, tels qu’on les aime. Et en même temps les vallées qui concentrent les habitats seront riches en monuments et souvenirs historiques.
Nous arriverons donc le vendredi soir 22 mai aux «  Portes des Monts d’Aubrac ». C’est un gîte ce qui doit nous assurer un très bon confort si l’on en juge par les photos du site internet. Ce camping est implanté sur la rive gauche du Lot, la ville se situant de l’autre côté de la rivière.
Nous aurons l’occasion avant ou après la randonnée du jour de jeter un coup d’œil sur cette petite ville. Bien sûr nous verrons d’abord le « pont vieux » d’architecture gothique. Il a été construit en grès rouge entre le XIIIe et le XVe siècle. Ouvert seulement aux piétons…et aux cyclistes (?) ses cinq arches permettent de franchir le Lot. Les voitures empruntent le « pont neuf » plus récent situé à 2 ou 300 mètres. Le Vieux Palais, qui a tout d’un château, se dresse tout près de là au bord de la rivière. Mais que fait cette statue de scaphandrier au milieu de l’eau ?
Au centre-ville on s’arrêtera devant l’ancienne église Saint-Jean-Baptiste. Elle a conservé son portail gothique flamboyant du XVe siècle et son clocher hexagonal. Après beaucoup de vicissitudes cette église est devenue un musée des « arts et traditions populaires du Rouergue ». Face à elle se dresse la nouvelle église Saint-Jean-Baptiste. Cette cathédrale néo-gothique, en grès rouge de la fin du XIXe siècle, est devenue l’église paroissiale.
Mais ce qu’il faudra absolument voir se trouve à la sortie est de la ville : l’église Saint-Hilarian-Sainte-Foy de Perse, également appelée église Saint-Hilarian de Perse ou encore église de Perse. Le portail du XIe ou XIIe siècle, en grès rouge, est un chef d’œuvre de l’art roman. La partie haute du tympan représente la Vierge Marie, entourée de dix apôtres. Elle reçoit le Saint-Esprit représenté par une colombe. Le linteau monolithe représente le Jugement dernier.

Samedi 23 mai. Entraygues/Truyères. 60 km, 930 m de dénivelé. https://www.openrunner.com/route-details/23233121

Le parcours du matin sera tout en douceur puisque par la D556D nous descendons la vallée du Lot par sa rive gauche. Un premier arrêt s’impose (ou bien au retour) à Estaing qui figure au catalogue des « plus beaux villages de France  ». Bien sûr le toponyme Estaing renvoie immédiatement à Valéry Giscard d’Estaing le 20e Président de notre République (1974-1981). C’est son père, qui par décret, a obtenu en 1922 l’autorisation d’adjoindre à son nom de famille le patronyme d’une aïeule Lucie-Madeleine d’Estaing, issue d’une puissante famille du Rouergue.
Depuis le pont gothique en schiste du XVe siècle qui a vu passer les pèlerins se rendant à Saint- Jacques-de-Compostelle, on a une très belle vue sur l’imposant château lui aussi du XVe siècle. Depuis 2005 il appartient à la famille de l’ancien Président de la République. Devant l’église Saint- Fleuret, une croix en pierre rappelle le passage des pèlerins. On y distingue un petit personnage et son chapeau à bord retourné, typique de ceux portés par les voyageurs de Compostelle.

Le pont nous permet de passer sur la rive droite du Lot. La D920 suit les gorges de la rivière. Pendant encore une vingtaine de km nous descendons doucement le long du Lot jusqu’à sa rencontre avec la Truyère. Nous sommes arrivés à Entraygues-sur-Truyère. Nous y trouverons, comme à Estaing, un château médiéval et des ponts gothiques l’un sur le Lot, l’autre sur la Truyère.
Le retour sera plus sportif. Au bord du Lot nous sommes à 230 m d’altitude. Il nous faut parvenir à 670 m. C’est dire que ça grimpe plutôt régulièrement pendant une dizaine de km pour accéder au plateau. Un plateau très peu peuplé avec un habitat dispersé. Le seul village que nous traverserons est celui de Campuac perdu un peu au milieu de nulle part. Après une dizaine de km de traversée, il faut redescendre dans la vallée. Une descente très rapide de 3 ou 4 km et nous retrouvons le Lot à Estaing. Nous allons le remonter paisiblement en empruntant la même route que le matin pour rejoindre nos pénates.

Dimanche 24 mai. LeTrou de Bozouls. 90 km, 1200 m de dénivelé.https://www.openrunner.com/route-details/23232626

Nous traversons d’abord Espalion avant de quitter la vallée du Lot. Nous passons devant l’église Saint-Hilarian-Sainte-Foy de Perse. C’est le moment de la visiter si vous ne l’avez pas fait la veille. Très vite une longue montée de 7 ou 8 km nous amène sur le plateau à 600 m d’altitude mais la pente est raisonnable. Une légère descente pour arriver à la première merveille du jour : le trou de Bozouls.

Le Dourdou a creusé dans les calcaires un véritable canyon en forme de fer à cheval. Sur l’éperon qui se dresse au centre du méandre a été érigée l’église romane Sainte-Fauste, entourée des vieilles maisons du bourg primitif. D’autres maisons sont construites le long de la falaise. Une terrasse permet d’avoir une vision panoramique et d’apprécier la profondeur du trou : une centaine de mètres.
La traversée de ce coin du Grand Causse où l’on pratique la polyculture et le polyélevage est longue d’une quinzaine de km. Nous verrons les villages de Gabriac, Cruéjouls et son château du Cayla.
Nous restons sur le plateau ce qui n’empêche pas d’avoir à grimper une côte de 2 km avant d’atteindre Pierrefiche. Je ne sais où se trouve la pierre dressée qui a donné son nom au village et son château de Galinières n’est pas sur notre chemin. Saint-Martin-de-Lenne et Saint-Saturnin-de-Lenne sont d’autres petits villages vieillissant sur ce Grand Causse. Un coup de rein très dur d’un km pour atteindre la côte 730 et c’est une descente vertigineuse, tous freins serrés, pour rejoindre la vallée du Lot à Pomayrols. Qui dit le Lot dit un pont. Celui de Chipole date de 1871. Le château et ses deux tours rondes complètent le paysage. La prochaine halte au bord du Lot sera à Saint-Géniès-d’Olt-et-Aubrac. Un nom bien long pour marquer la fusion de deux communes, le premier faisant référence au Lot qui se disait jadis Olt. Son église du XVIIIe siècle possède un curieux porche avec un escalier.
Nous quittons la vallée à Sainte-Eulalie-d’Olt pour remonter sur le plateau. Il faudra pédaler fort pendant 6 km pour atteindre la côte 700 m. Après avoir basculé au sommet on entre dans Lassouts. Cette commune a donné son nom au barrage sur le Lot que l’on peut peut-être entrevoir de bien haut. Il faudra s’arrêter devant le portail de l’église gothique Saint-Jacques. Le tympan roman représente dans sa mandorle un Christ en majesté entouré du tétramorphe et de six apôtres. La chapelle romane Saint-Laurent possède une belle Pietà du XVIe siècle. A l’arrière de la chapelle une plateforme permet de bénéficier d’un superbe point de vue sur la vallée du Lot et sur l’Aubrac.
Une descente de 10 km nous ramènera aux bords du Lot à Saint-Côme-d’Olt. L’église paroissiale Saint-Côme et Saint-Damien est remarquable par son clocher tors c’est-à-dire spiralé. Je pense que l’on fera une halte devant une immense plaque en bronze qui rappelle le souvenir de la famille Curières de Castelnau originaire du village. Ce nom ne devrait pas vous être inconnu. Vous connaissez sans doute à Montastruc-la-Conseillère le château de Lasserre propriété du général de Castelnau qui y mourût en 1944. Malgré ses états de service pendant la première guerre mondiale (chef d’état-major des armées il joua un rôle déterminant à Verdun) il ne fut pas élevé au maréchalat en raison d’un catholicisme militant jugé outrancier ce qui ne l’empêcha pas de rester loyal aux institutions républicaines. La plaque en bronze rappelle que trois de ses enfants furent tués au combat pendant la première guerre mondiale et un de ses petits-fils lors du deuxième conflit. Il faut y ajouter un neveu et un petit-neveu morts aussi au front pendant les deux guerres.
Encore 5 ou 6 km le long du Lot et nous sommes à Espalion.

Lundi 25 mai. Buron des Bouals. 59 km, 1241 m de dénivelé.
https://www.openrunner.com/route-details/23232852

Les premiers km seront tout en douceur puisque nous remontons la vallée du Lot jusqu’à Saint- Côme-d’Olt par la route empruntée la veille. Passé cette ville il faudra grimper pendant 20 km pour accéder au plateau de l’Aubrac. Quelques hameaux sur ce chemin de Saint-Jacques mais surtout de grands espaces déserts qui font la beauté de l’Aubrac.
Arrivé au sommet à 1300 m d’altitude je suppose que quelques fanatiques du club des 100 cols n’hésiteront pas à faire un aller-retour de quelques centaines de mètres pour ajouter le col d’Aubrac à leur collection (1339 m).
Demi-tour vers l’ouest par la D533 pour atteindre Saint-Chély-d’Aubrac en descente très rapide. Le village a beaucoup de caractère. Notre-Dame-des-Pauvres est émouvante d’austérité et de simplicité. Elle faisait partie de la Dômerie d’Aubrac. Outre sa fonction d’accueil des malades et des indigents, l’hôpital de la Dômerie était une étape importante sur la via Podiensis, un des chemins de Compostelle. On ne manquera pas de voir le pont moyenâgeux des pèlerins qui permettait de franchir la Boralde.
Après une quarantaine de km il sera temps de se restaurer. Cette fois ce ne sera pas avec les vivres tirés de la sacoche. Nous nous attablerons dans un buron (buron des Bouals)

pour y déguster le traditionnel aligot-saucisse (pas de CB, chèque ou espèces). Et en prime une vue superbe sur les toits de Saint-Chély. Un ou deux km de remontée et nous retrouvons la D 987 parcourue ce matin. C’est dire que le plus dur est fait. La route va descendre jusqu’à Espalion où nous attendent nos voitures.

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