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2026-Séjour en Aubrac du 6 au 13 Juin
mardi 24 mars 2026, par ,
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Séjour de Juin en Aubrac du samedi 6 au 13 juin
Date limite de réservation le 2 Avril
Hébergements aux Chalets de la Truyère à Malzieu Ville : réservation via Lozère résa au nom du club
Organisation :
Comme d’habitude, nous nous répartirons dans les Mobilhomes lors de la réunion préparatoire.
Chaque MH est autonome : S’entendre avec ses colocataires pour l’intendance(petit dej et repas du soir- choix des lits)-
La réservation sera faite par l’un des occupants directement au camping en indiquant le nom du club.
Voir Règlement interne des séjours.
Apéritif d’accueil le samedi à 19h
Auberge espagnole la veille de la fin du séjour
Jour de repos le mercredi : visite du musée de la Bête le mation Repas au restaurant à midi à Saugues
Après-midi : Visite de la domerie templière du Sauvage au sommet de la Margeride.
L’ordre des circuits à vélo sera décidé au moment du séjour en fonction des conditions météo
Tracés des itinéraires, choix du camping, tous ces préparatifs ont été assurés par Jean-Luc aidé par Marie Agnès Grard du club de Malzieu qu’il faut remercier. Elle nous accompagnera sur les circuits avec son compagnon.
Notre séjour annuel de juin aura donc lieu dans l’Aubrac. Ou plus exactement dans l’Aubrac avec des incursions dans la Margeride et le Gévaudan. Nous pédalerons dans trois départements : la Lozère, le Cantal et un peu la Haute-Vienne. Nous y verrons beaucoup de brebis et dégusterons sûrement l’aligot.
L’Aubrac est un plateau volcanique ancien, largement défriché par l’homme afin de ménager d’immenses étendues propices à l’élevage. L’hiver y est rude (voir le film de carole sur la Tour Magne !). La Margeride, une terre granitique, est aussi froide l’hiver mais le vent y est moins sensible à cause des forêts nombreuses. Quant au Gévaudan c’est la partie lozérienne de la Margeride.
Nous serons logés aux « Chalets de la Truyère », le camping municipal de Le Malzieu-Ville. Installés sur la berge gauche de la rivière il suffira de traverser le pont pour accéder à cette petite ville qui fait partie du réseau des « plus beaux villages de France ».
Sortis de notre camping municipal et des bords de la Truyère il faudra beaucoup grimper chaque jour pour accéder aux plateaux. Mais en contrepartie nous devrions être assurés de rencontrer la fraicheur de l’air puisque nous serons presque toujours au-dessus de 1000 mètres. Ce n’est peut-être pas négligeable en juin, un mois souvent caniculaire.
Le nom de la Truyère devrait évoquer pour les plus anciens d’entre nous un autre séjour de juin. C’était en 2018, toujours au bord de la Truyère mais à Neuvéglise. Nous étions alors dans le Cantal au cœur de l’Aubrac. Qui se souvient de notre bain de vapeur dans les thermes de Chaudesaigues ? Mais aussi de cette exceptionnelle récolte de cèpes du côté d’Oradour ?
Revenons à notre camping de base à Malzieu. Avant ou après la randonnée du jour nous aurons tout loisir de flâner dans cette petite cité de caractère du département de la Lozère. Elle est au cœur de la Margeride et de la verdoyante vallée de la Truyère.
La commune se passerait bien d’être connue pour recenser le dernier poilu mort pendant la Grande-guerre. Augutin Trébuchon a été tué d’une balle dans la tête à 10H55, 5 minutes avant l’heure du cessez-le feu le 11 novembre 1918. Il portait un pli à son capitaine.
Tous ces grands plateaux et leurs petits villages ont gardé vive l’histoire de la Bête du Gévaudan. On l’évoquera plusieurs fois. C’est le cas à Le Malzieu village qui se souvient des 35 habitants dévorés par le monstre en 1765. C’est peut-être pour cela qu’un « parc à loups » a été crée un peu sud non loin de Marjevols.
Il sera plus riant de chercher les restes de remparts qui ceinturaient Le Malzieu au Moyen-Âge. Il en reste surtout une belle tour qui sert de siège à l’office du tourisme. Pour faire nos courses nous aurons le choix des boutiques installées dans pas moins de sept places. Plusieurs maisons possèdent de belles portes surmontées d’un fronton triangulaire brisé.
Nasbinals-Aubrac. 70 km, 760 m de dénivelé https://www.openrunner.com/route-de...
Il faudra commencer par une courte approche voiture d’environ 25 km pour atteindre Peyre-en-Aubrac/Aumont-Aubrac
qui sera le point de départ. Départ vers l’ouest par la D987. Nous sommes déjà à plus de 1000 m d’altitude. Passé l’autoroute nous sortons de la vallée pour accéder au plateau au bout d’une dizaine de km.
Nous allons rester perché entre 1100 et 1200 m d’altitude pendant une cinquantaine de km dans cette partie lozertienne de l’Aubrac. La qualité de l’air sera excellente ! Le premier village rencontré, La Fage-Montivernoux ne regroupe que 130 habitants. C’est dire que le climat rude de ce plateau n’encourage pas à y habiter. Princuéjols-Malbouzon n’est pas mieux lotie : presque plus de lettres dans le nom de la commune que d’habitants ! On y retrouve les clochers-murs typique de cet Aubrac.
Il faudra arriver à Nasbinals pour trouver un peu d’animation. On y cherchera des traces de la via Podiensis (GR 65) menant à Saint-Jacques de Compostelle. L’église Sainte-Marie de style roman auvergnat mérite le coup d’œil. Comme pour les autres édifices religieux de cet Aubrac le basalte volcanique a été beaucoup utilisé lui donnant cette couleur sombre.
Nous avons effectué la moitié du parcours mais restons encore sur le plateau. Marchastel, toujours avec 130 habitants aura pour caractéristique de nous faire traverser un petit bout de Cantal avant de retrouver la Lozère dans la descente. Il faudra donner un dernier coup de rein pour franchir les 1129 m du Col des Issartets et retrouver Aumont-Aubrac et notre voiture. Avant de revenir vers notre camping nous chercherons la belle girouette qui fait référence à la Bête du Gévaudan.
La Baraque des Bouviers. 68 km 1150 m de dénivelé.https://www.openrunner.com/route-de...
La journée commencera par une courte approche voiture de 10 km jusqu’à Saint-Alban-sur-Limagnole. Peut-être se garera-t-on devant le château où Paul Eluard se réfugia pendant la guerre ?
La route monte pendant une quinzaine de km pour sortir de cette petite vallée de la Limagnole. A Saint-Denis-de-la-Margeride nous sommes au cœur de la région éponyme. Ce petit massif montagneux est coincé entre la vallée de la Truyère à l’ouest et les gorges de l’Allier à l’est. Ses granites et ses roches volcaniques sont des témoins de l’ancienne chaîne hercynienne qui traversait l’Europe. C’est dire que c’est montagneux ! Nous pédalerons largement au-dessus des 1000 m. Un premier sommet sera atteint au col des Bouviers (1418 m). Trois km de descente suivis de 2 km de montée pour passer le col de la Croix-de-Bor (1417 m). On a mérité une longue descente d’une vingtaine de km qui nous permettra de rejoindre la Truyère et de sortir de la Margeride. Comme l’Aubrac, la Margeride est peu peuplée. Ce n’est pas à Lavilledieu (30 habitants) que nous trouverons de quoi nous alimenter. Serverette est à peine plus grande. A Les-Estrets on quittera la Truyère pour se dégourdir les jambes ankylosées par cette longue descente. Il y aura 5 km de montée avant de basculer vers Saint-Alban-de-Limagnole et retrouver les voitures.
Le Mont-Mouchet. 75 km 1200 m de dénivelé. https://www.openrunner.com/route-de...
La journée sera difficile avec le contournement du Mont-Mouchet. Nous quitterons Le Malzieu par la D47 en direction du nord. La route est d’abord paisible dans la vallée de la Truyère. La première grimpée nous attendra à Saint-Léger-du-Malzieu et son clocher à peigne.
Les véritables difficultés commenceront à Chalelles quand nous quitterons la vallée de la Truyère pour pénétrer dans le département du Cantal. Bien sûr nous ferons une halte en bord de route au-dessus de Clavières.
Cette petite commune de 200 habitants a été l’épicentre des combats qui opposèrent les Résistants du réduit du Mont-Mouchet aux troupes allemandes. Avec le Vercors ce réduit représente le rassemblement de résistants le plus important concentré en un seul point du territoire national.
La D4 que nous allons suivre en grimpant les pentes du Mont-Mouchet s’oriente progressivement vers l’est en pénétrant dans le massif de la Margeride. C’est une route de mémoire. De loin en loin nous passerons devant une borne taillée dans un granit rugueux. Elle rappelle la mort à cet endroit d’un Résistant le long de cette sorte de chemin de Croix. Nous reconnaitrons sûrement ces stèles ainsi que les autres monuments qui jalonnent cette route puisque nous l’avons empruntée en juin 2018 lors de la semaine-séjour à Neuvéglise.
La pente n’est pas trop raide mais elle est longue : pas loin d’une vingtaine de kilomètres avant de déboucher dans la prairie sommitale (1380 m) où a été érigé un Monument National aux Maquis au pied duquel repose un Résistant inconnu.
Le musée de la Résistance qui le jouxte rappelle que la bataille du Mont Mouchet du 10 au 12 juin 44 fut un désastre où périrent 140 Résistants et 60 civils morts au combat ou fusillés. Beaucoup des jeunes gens regroupés dans ce maquis, près de 1400, n’étaient pas ou mal armés ou ne savaient pas utiliser les armes et les explosifs. Nous avons quitté la Lozère pour la Haute-Loire dont nous franchirons la bordure plusieurs fois allant et venant d’un département à l’autre.
La D48 contourne le Mont-Mouchet et la forêt de la Ténezère. Après une descente d’environ 5 km nous traverserons le plateau de la Margeride. Auvers est un hameau de 50 habitants martyrisé aussi pendant les combats du Mont-Mouchet. Il est traversé par le 45e parallèle nord et est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l’équateur terrestre (environ 5 000 km). C’est aussi à Auvers que le 19 juin 1767 le paysan Jean Chastel abattit la célèbre Bête du Gévaudan.
Nous délaisserons Raulhac en Margeride pour suivre les D123 et D989. A partir du col de la Croix du Fau (1268 m), nous descendrons en roue-libre jusqu’à notre camping.
Le Viaduc de Garabit. 72 km 1100 m de dénivelé.https://www.openrunner.com/route-de...
Départ par la D47 direction Saint-Léger-le-Malzieu une localité déjà traversée. La Truyère franchie, la route va s’infléchir vers l’ouest à travers bois et pâturages. Elle monte pendant 6 km pour atteindre le plateau. Nous aurons le temps de regarder les croix de granit qui signalent les carrefours. A Orfeuille nous franchissons la côte 1000 m. La route monte encore jusqu’à Albaret-Sainte-Marie. Le village a conservé son four à pain transformé en petit musée. L’autoroute franchie, une courte descente permettra de se motiver pour remonter sur le plateau bien sûr au-dessus de 1000 m. On traversera Le Bacon, un village sans doute embarrassé par l’odeur de cochon que traine son nom. Il préfère désormais s’appeler les Monts-Verts. C’est beaucoup plus bucolique et c’est en rapport avec la présence de nombreuses forêts.
Peut-être ferons-nous un aller-retour de 500 ou 600 m qui sur notre droite permettrait de faire une courte halte au pied du calvaire de Recoux.
A Montchanson nous pénétrons dans le Cantal : les maisons utilisent le granit, une pierre qui donne confiance. A Faverolles nous plongeons vers la vallée de la Truyère saluant au passage le château du Chassan.
Le viaduc de Garabit sera l’attraction de la journée comme il l’avait été lors du séjour à Neuvéglise en 2018. A-t-il rouillé depuis ? Nous le reverrons avec plaisir. Faut-il rappeler qu’il est l’œuvre de Gustave Eiffel ? Cet ambitieux ouvrage métallique, long de 565 m, culmine à 122 m au-dessus de la rivière. Construit en 1884 il est alors le « plus haut viaduc du monde ». Peut-être aurons-nous le plaisir de voir circuler « l’Aubrac express » un train intercités reliant tous les jours Béziers à Clermont-Ferrand via Neussargues.
Pour passer au-dessus de la voie ferrée il faudra pousser très fort sur les pédales sur quelques centaines de mètres : c’est du 3 flèches garanti. A peine franchi l’autoroute nous passons devant le château de Ligonès. J’imagine les regards fureteurs et interrogatifs en direction de ces vieilles pierres. Et s’il était là ? Qui ça il ? Je vous laisse deviner.
Les petits hameaux de Prat-Long et Lachassagne jalonnent un parcours très cabossé. En traversant Chaliers reviendront en mémoire les cours d’histoire du CM2. Le connétable Du Guesclin, en guerre contre les « routiers » fit le siège de Chaliers en 1380 quelques jours avant de mourir. Peut-être peut-on rappeler en ces temps troublés ses dernières paroles : « N’oubliez pas ce que je vous ai répété mille fois, qu’en quelque pays que vous fassiez la guerre, les gens d’église, les femmes, les enfants, et même le peuple, ne sont point vos ennemis ».
Descendons de cheval pour remonter sur notre vélo. C’est une longue grimpée de 10 km qui nous attend. Lorcières, tout petit village est connu pour organiser un trail automnal qualificatif pour l’ultratrail du Mont-Blanc. C’est dire sa difficulté. Nous y penserons en grimpant 4 km de côtes pour revenir au-dessus de 1000 m et retrouver la Lozère. Cet effort accompli on pourra se laisser descendre jusqu’à Le Malzieu.
Les Monts Verts 67 km 880 m de dénivelé. https://www.openrunner.com/route-de...
La D4 qui nous amène vers le sud monte gentiment dès le départ. A Saint-Alban-sur-Limagnole nous vérifierons si le canon allemand de la Grande-Guerre est toujours à sa place. C’est une prise de guerre mais il ne valait pas parait-il notre « 75 ». Une courte descente et la D987 commence à monter doucement. C’est une escalade à pente modérée de 25 km qui nous attend pour atteindre le point haut du circuit à 1180 m d’altitude.
Après la Limagnole nous suivrons le cours de la Rimeize dans un paysage forestier. Ce coin de la Margeride est bien peu peuplé. Le petit village de Rimeize est fier de sa curiosité géologique : le chaos du Rouchat, un amoncellement d’énormes blocs de granite dans le lit de la rivière. De nombreux moulins se succèdent le long de cette rivière à truites.
La route remonte le lit de la rivière presque jusqu’à Aumont-Aubrac alias Peyre-en-Aubrac petite ville de 1000 habitants qui concentre toute l’activité de ce coin de Lozère. Nous traverserons le bourg autrefois fortifié. Il a conservé des maisons des XVIe et XVIIe siècles aux façades en pierre de taille et aux rez-de-chaussée voûtés s’ouvrant en arceaux.
Une fois l’autoroute A75 franchie nous accéderons au plateau du Gévaudan face à la Margeride à l’Est et adossé à l’Aubrac à l’Ouest.
Le mot Gévaudan évoque immanquablement l’histoire de la « Bête du Gévaudan » qui passionna l’Europe de la fin du XVIIIe siècle. C’est le moment d’en dire un mot bien que les attaques aient eu lieu principalement sur le plateau de la Margeride autour du Mont-Mouchet. Les victimes étaient les gardiens de moutons donc essentiellement des enfants dont 80 furent tués et plus d’une centaine blessés. Devant les supplications du monde paysan Louis XV envoie d’abord en 1764 un militaire, Duhamel. Pas habitué à chasser l’animal, il n’a pas de chiens et échoue. En 1765 il est remplacé par un louvetier, Monsieur Antoine, un familier de Louis XV. Aidé de son fils « Monsieur Antoine » tue quelques loups, et pense avoir tué la Bête dont la dépouille est envoyée à Versailles. L’histoire n’est pas finie puisque les tueries continuent. Mieux vaut confier la traque à des gens du pays comme le marquis d’Apcher ou le paysan Jean Chastel. La connaissance du terrain permettra à ce dernier de tuer la Bête en 1767. L’histoire de ce monstre dévoreur d’enfants fait encore surgir les hypothèses les plus fantaisistes quant à l’identité de l’animal. Les historiens d’aujourd’hui évoquent la présence d’un ou plusieurs loups au comportement déviant car devenus anthropophages.
Si nous échappons à la Bête nous retrouverons bientôt la vallée de la Rimeize qui remonte sérieusement pour traverser Fau-de-Peyre. Il y avait dans la commune un hêtre (Fagus en latin puis Faou et enfin Fau) tellement énorme qu’il a donné son nom au village avant d’être vaincu par un coup de vent en 1901. Le plus dur est à faire : encore 2 km de montée raide pour atteindre le point haut du parcours à la Baraque de Tioule. Nous sommes alors à 1185 m d’altitude.
Laissant la Rimeize poursuivre son chemin pour se jeter plus bas dans la Truyère nous entamerons une longue descente entrecoupée de petites remontées pour atteindre Saint-Chély d’Apcher. Cette petite ville de 4000 habitants vit de la présence d’une usine métallurgique appartenant au groupe ArcelorMittal qui y est implantée depuis 1916.
Nous quitterons la vallée par la D989 pour grimper jusqu’au site médiéval de Saint-Jean-Baptiste d’Apcher. Avec un peu de chance nous verrons une catapulte de siège dressée contre la Tour. Dans la descente qui nous ramènera à notre camping on traversera Prunières : un monument rappelle qu’un avion britannique s’est écrasé là le 18 juin 1940. Que faisait en ce jour historique au-dessus de la Lozère, si loin du front, un bombardier ?
Luc
L’Union Cyclotourisme






