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Tout autour de la France à bicyclette (3)
lundi 15 juin 2026, par
15 mai - 28 juin 1995
Lundi 15 mai L’Union - La Grange (Villeneuve) 127 km
Le départ a lieu à l’heure prévue. Quand j’arrive au siège de l’A.S.U., trois membres du club sont déjà là. Les autres arrivent un à un. Séance photos. Claire rivalise avec le photographe de ‘La Dépêche’ et avec notre voisin Gérard. Sabine cache son émotion et ses craintes derrière un sourire attendri. Georges, un autre voisin, s’est levé plus tôt qu’à son habitude pour saluer le départ. Toute cette gentillesse me fait d’autant plus plaisir que le temps est maussade et que la météo s’annonce médiocre. J’essaie de ne pas trop y penser. A 7 heures la petite troupe s’ébranle et nous plongeons vers Toulouse dans le flot des voitures de tous les pauvres gens qui se rendent à leur travail. Les amis du club n’apprécient qu’à moitié d’avoir à traverser la ville à cette heure de grande circulation. Je les comprends mais, aujourd’hui, j’aime à passer par la place du Capitole, la rue Gambetta, le rue des Filatiers, avant de déboucher, par Empalot, sur la route de la Croix Falgarde.
Bien qu’il ne fasse pas très froid, nous nous sommes couverts et ces premiers kilomètres se passent dans le confort douillet de vêtements chauds et secs. A 20 km de L’Union, mes accompagnateurs décident de faire demi tour et, pour nous dire au-revoir, nous cherchons en vain un bar à Labarthe-sur-Lèze. Nous nous serrons donc la main sur la place du village et je vois que Roland a dans l’oeil un petit regard d’envie. Avant de repartir, seul avec François, nous laissons un petit message à Michel Bismuth, solide compagnon des randonnées estivales dans les Pyrénées, les Alpes, le Tyrol, le Massif Central...
Nous voilà donc dans cette vallée de la Lèze que nous connaissons par coeur pour l’avoir descendue et remontée des dizaines de fois. Très vite le ciel s’assombrit et la pluie vient à notre rencontre. Pendant que nous nous équipons pour lui résister, Claire et Gaby nous rattrapent. Elles nous apportent des chocolatines. Nous roulons ensuite pendant 40 km sous la pluie, dans le silence. C’est paisible. Je constate que notre moyenne oscille autour de 19 km/h, soit environ 3 km de moins qu’avec mon vélo de course et sans bagage. Les maïs sont bien levés mais sont encore très bas. J’essaie d’imaginer leur taille quand je repasserai sur cette route dans un mois et demi.
Premier arrêt ravitaillement au bout de la vallée de la Lèze avant de bifurquer à l’ouest en direction de St Girons. Nous dégustons les bons sandwiches préparés par Claire et commandons une grande tasse de chocolat. Ce petit arrêt d’une demi-heure me fait du bien et, par chance, le temps se lève, le ciel bleuit et nous avons en outre la perspective d’un vent favorable jusqu’à l’arrivée.
St Girons, Engomer, Argein et, enfin, Villeneuve. La neige sur les montagnes environnantes ne semble pas descendre en dessous de 1800 m, ce qui me rassure pour le passage du Portet d’Aspet le lendemain. Avant de monter à La Grange nous faisons la causette avec notre vieil ami Basile. Tandis que nous devisons, assis sur les marches, Claire arrive à notre rencontre, avec la voiture ! Bonheur !
A La Grange, l’herbe a beaucoup poussé et nous rappelle que, cet été, il y aura ‘les foins’. Une bonne bière, une douche à la malaise (seau d’eau et casserole), et nous revoilà ‘en civil’ pour une bonne soirée. Si les autres journées se passent comme celle-ci, je n’aurai pas à me plaindre. Comme pour m’encourager, je gagne notre partie de cartes traditionnelle de ‘pou chinois’ (whist agrémenté de quelques règles de notre cru). Claire, pour une fois, est heureuse de ma victoire. Nous n’évoquons pas la séparation très prochaine, mais tout le monde y pense un peu.
16 mai La Grange - Pau 177 km Dénivelé : 2200 mètres
Après une nuit d’un sommeil parfait, je me réveille à 5h 30, mû par un ressort secret. Il pleut, pas très fort, mais lourdement. Je préfère ne pas y penser et m’occupe de ma toilette, de mon petit déjeuner...
Au moment de quitter la grange, à 6 h30, miracle, la pluie a cessé . Claire nous conduit en voiture par le chemin un peu détrempé et couvert de branches cassées jusqu’à la grange de Basile où nous avons laissé nos vélos. Au-revoir, Claire... Les adieux se font sobrement mais les coeurs pèsent un peu lourd.
Je dévale seul avec François la petite descente de Villeneuve. François a tenu à m’accompagner jusqu’au Col des Ares. Le Portet d’Aspet est fidèle à sa réputation. Je le monte à un rythme modeste et, ma foi, pris de cette façon, il se laisse monter. La Bouigane fait, en contrebas de notre route, le même chemin mais en sens inverse. Elle est belle, bien pleine, mais pas désordonnée. Son eau claire s’amuse sur les galets. Sa course est un jeu, la nôtre est un travail. Nous traversons sans bruit les villages encore endormis, peuplés de vieux retraités, sans école ni café. Nous avons le plaisir de surprendre une biche venue boire dans le torrent. La descente du col est prudente. Nous le connaissons bien et nous savons qu’il est dangereux et qu’on ne peut pas se permettre de laisser filer. Mon chargement m’oblige à une plus grande prudence encore.
A Ore, petit village au pied du Col des Ares, autre séparation. Cette fois, c’est François qui me laisse aller. A la petite émotion que je ressens je comprends que c’est vraiment le départ.
Le site de St Bertrand de Cominges est impressionnant, mais le charme appartient à la magnifique petite église romane de St Just en contrebas de la citadelle. Roulant, contre un léger vent d’ouest, en bordure du piémont pyrénéen en direction de La Barthe de Neste, j’admire à loisir les prés encore tout verts et les jeunes pousses de maïs à peine sorties de terre. Franchissant plusieurs cours d’eau chargés des fontes de neige de la montagne toute proche, j’avance à vive allure en me disant que la journée sera vraiment une promenade. A La Barthe je parle quelques instants avec un jeune cyclo transportant tente et casseroles. Il vient de St Jean de Luz et pense arriver à Cerbère dans quelques jours. Puis, c’est la surprise : la route s’énerve et ne cesse de me faire monter et descendre : L’Escaladieu, Cieutat, Orignac, Bénac, autant de grimpettes très pentues qui me font regretter les grands cols. A Orignac je dois même mettre pied à terre sur une centaine de mètres.
Après Pontacq le relief s’adoucit. C’est le moment que choisit la tempête pour lancer ses assauts. Jusqu’à Pau, c’est la douche et un vent violent. Arrivé à Pau où je dois loger chez la soeur de Claire, je pense être au bout de mes peines. C’était compter sans les erreurs de parcours. J’avais pour repères l’église de Lons et un McDonald. Or, à Lons il y a deux églises avec chacune un McDo à proximité. Il me faudra finalement ¾ d’heure pour toucher au but. Il est 7 heures et je suis trempé quand je frappe à la porte de mon hôtesse. Trop optimiste, elle m’attendait depuis 3 heures, pensant que ma moyenne serait de 30 km/h. Après une douche et un repas bien chaud, le sommeil me prend et je vais me coucher en ayant pris soin de mettre tout mon linge à sécher sur les radiateurs. Je réalise que j’ai été un peu négligent, n’ayant pas vérifié que toutes les fermetures éclair de mes sacoches étaient parfaitement fermées. L’eau, c’est bien connu, ne pense qu’à mouiller.
17 mai Pau - Saint Palais 114 km Dénivelé : 900 m
Au lever je me demande où je suis. Le ‘tour de France’ me saute à la figure comme une mauvaise plaisanterie. Je n’ai qu’une envie ce matin : rester au lit. Il me faudra 30 km pour me mettre en jambes. La tempête de la veille a lavé l’atmosphère et les Pyrénées brillent comme un sou neuf sous le soleil du matin. Je remonte la Neez jusqu’à Arudy par Jurançon et Gan. A Arudy, je m’achète pain et jambon, bien décidé à ne pas me laisser surprendre par la faim. J’y rencontre un couple d’Anglais de 65 ans environ en route pour Compostelle. Ils sont chargés comme des mulets de contrebandiers et leurs vélos, surtout celui de la femme, ne sont pas tout neufs. Je me dis que vraiment tout est possible à qui s’est ancré un projet dans la tête. Ils filent sur Oloron tandis que je m’en vais plein ouest vers St Christau. En traversant ce petit village je repense à nos escales chez ‘Clara ‘, prénom que nous avions donné à une hôtelière très pittoresque lors de nos transpyrénéennes avant d’attaquer la Marie-Blanque ou en descendant du Somport.
A Tardets - encore un autre souvenir : la route de Port Larrau, col redoutable de notre Transpyr 89 -, j’emprunte la route longeant la Saison jusqu’à Mauléon. J’affronte un vent N.-O. de plus en plus fort dans une vallée de plus en plus large et exposée. Des deux côtés de la route les maïs bien levés tracent de jolies lignes vertes dans les champs. Je me dis qu’ils auront le temps de monter avant que je n’aie fini mon tour.
M’arrachant aux charmes de Mauléon non sans avoir pris le temps d’avaler un sandwich, j’entame la dernière section de la journée par une petite merveille de route - la D242 - qui compense la dureté de ses pentes par une vue de toute beauté sur les basses vallées du pays de la Soule. A Lohitzun, je vois deux Basques, larges bérets sur la tête et carrures de solides paysans, qui se font un plaisir de poser devant le fronton. Il ne me reste plus ensuite qu’à me laisser glisser jusqu’à la Bidouze puis, le long de la rivière, jusqu’à Saint Palais où m’accueille Paulette, mon hôtesse de ce soir. Elle est surprise de me voir arriver si tôt. Pierre, son mari, est bien parti à ma rencontre mais je ne l’ai point vu. Nous avons dû nous croiser dans les rues - il n’y en a pourtant pas beaucoup - de Saint Palais. Il arrivera ¾ d’heure plus tard. Douche, rangement, sieste, cartes postales et rédaction de mon compte-rendu journalier : mon rituel commence à se mettre en place. Mon palais garde du dîner un souvenir ému. Pierre, pour être à la hauteur des talents de Paulette, a sorti de sa cave une bouteille de St Emilion 1977 à faire succomber le cycliste le plus ascétique.
La météo pour demain s’annonce très mauvaise : vents violents N.-O. et pluies sur toute la région que je vais traverser. Je préfère ne pas y penser. Bonne nuit !
Avant de me coucher, je regarde à la télévision la passation de pouvoirs entre François Mitterand et Jacques Chirac. La cérémonie est très digne. C’est un moment d’émotion, de nostalgie aussi. Mitterand a complété son tour de la France. Chirac commence le sien... Je n’ai pas voté pour lui mais je lui souhaite bonne chance.
18 mai Saint Palais - Mimizan 133km
Quand je me réveille, il pleut. Les prévisions météo étant défavorables, je m’attends au pire et m’équipe en conséquence. Pierre et Paulette me servent un magnifique petit déjeuner et me préparent deux énormes sandwiches. Bien calés dans ma sacoche avant, ils me rassurent.
Au moment du départ, comme par enchantement, la pluie cesse. Je n’ose pas me découvrir, car les nuages me paraissent encore bien bas et il ne fait pas très chaud. Je pars en direction de Bidache, en saluant au passage les vieux bâtiments de Lur Berri, coopérative agricole où mon travail m’a maintes fois conduit ces dernières années. Ce souvenir ne rend que plus intense encore mon sentiment de liberté. Je croise de nombreux enfants qui se rendent à l’école. Les montées se succèdent, nombreuses, et assez raides. Pierre m’a bien dit que je descendrais plus que je ne monterais. C’est sans doute vrai, mais je sens plus les montées que les descentes. Comme tous les matins depuis le départ, la mise en jambes est lente. Tout est prétexte à un petit arrêt. Je mettrai 4 heures à parcourir 50 km. La campagne basque, il est vrai, incite à flâner tant elle est douce, gaie, bien pomponnée.
A Bidache une affichette m’appelle à voter J-J. Lasserre. Je le connais bien : président de Lur Berri, j’ai fait avec lui, il y a près de vingt ans, un voyage mémorable d’agriculteurs français aux Etats Unis. Découvrir Chicago et les plaines du Midwest en leur compagnie fut une épopée passionnante. Par la suite je suis souvent retourné aux Etats Unis avec d’autres personnes, mais je n’ai jamais vu d’aussi bons voyageurs que les agriculteurs : curieux de tout, respectueux des gens et des coutumes, adaptables, joyeux, infatigables, pleins de ressources. Tout le contraire du touriste blasé qui a tout vu et qui passe son temps à raconter ses autres voyages et à s’enquérir de l’hôtel et des horaires d’avions. Je n’ai malheureusement pas le temps d’aller chercher la maison de ce cher Jean-Jacques. Il m’en voudra certainement quand il apprendra que je suis passé tout près de chez lui.
A Peyrehorade, je quitte le Pays Basque, je retrouve la pluie et un fort vent contraire. Mauvais. Je mets tout ce que je peux pour me protéger et, surtout, éviter de prendre froid. St Vincent de Tyrosse, Tosse, Seignosse, l’océan... Il est temps de me mettre au chaud. Je me réfugie dans un café lugubre. Le patron est triste et ne semble nullement réjoui de voir arriver un client. Il était tranquille, il n’y avait personne. Et voici que je me sers de son café non seulement pour me restaurer, mais aussi pour me changer. Pas très élégant, en effet.
La route qui mène au Vieux Boucau longe un magnifique parc naturel. J’avance paresseusement et je prends mon plaisir. Au Vieux Boucau, je fais le tour du port. Ce sont une ville et un port fantômes. Les pavillons en bord de mer sont vides, comme si une guerre mystérieuse était passée par là. Dans un mois, ce qui est aujourd’hui un sinistre désert sera une fourmilière. Le souvenir d’un séminaire professionnel que j’ai organisé ici il y a quelques années n’éveille en moi aucune nostalgie. La page est définitivement tournée.
Le temps s’étant amélioré et le vent me poussant de trois-quarts arrière, j’avance à meilleure allure. A Léon, au sortir du village, la pluie se remet à tomber. Apercevant une femme près de la dernière maison, je lui demande si je peux m’abriter quelques instants sous son auvent. Elle hésite et, sous l’oeil de son mari, me répond : « Non, ce n’est pas possible ! » Je pense avoir mal compris et le lui fais répéter. J’imagine ce qu’aurait pu être la réponse si j’avais été noir, mal habillé et jeune !
Frappé par la vue de plusieurs pins décorés face à l’entrée de nombreuses maisons, j’en demande l’explication à une dame qui n’attendait que cette occasion pour parler, parler... C’est, me dit-elle, une tradition landaise. Quand on veut honorer quelqu’un, on dresse devant chez lui, dans la nuit du 30 avril au 1er mai, un pin - il n’en manque pas dans les parages ! - et on le décore. La personne ainsi honorée coupera le pin en juin et devra offrir un repas à tous ceux qui l’ont décoré.
A Mimizan, où il fait encore assez froid, je descends dans un petit hôtel sympathique mais vide de voyageurs. J’ai un peu de mal à faire comprendre à la dame que mon vélo sera mieux dedans que dehors pour passer la nuit. La journée a été assez rude et je m’offre une petite sieste avant le dîner. Avant de m’endormir je veux lire un peu. Je m’aperçois que j’ai emporté un livre déjà lu. Demain il faudra que je m’en achète un autre.
19 mai Mimizan - Le Verdon 184 km
C’est la journée de la forêt landaise. Cette étape, lorsque je l’ai tracée, me faisait peur. Je me voyais assommé de soleil sur des routes désespérément droites et interminables, avec des pins et encore des pins. La carte n’offre en effet d’autres distractions que les étangs de Biscarosse, d’Arcachon, de Lacanau et d’Hourtin. Les craintes s’avéreront sans fondement. Toute la journée je lutterai contre le vent du nord qui me protégera très efficacement contre la chaleur ! Ce matin il fait même froid et je prends la route avec un peu de retard. Mimizan est aussi désolé le matin que le soir. Ces villes de la côte landaise, qui ne vivent que du tourisme d’été, sont peu avenantes hors saison. Comme les stations de la côte du Roussillon, Seignosse, Le Vieux Boucau, Mimizan, Parentis, Mios, Lacanau, Hourtin... sont, hors saison, des agglomérations sans grand intérêt pour le voyageur. Heureusement, il y a les rhododendrons, partout en fleurs. Et surtout les pins, ces immenses forêts que je vais traverser pendant toute la journée sur plus de 180 km. Loin d’être ennuyeuse, c’est une course envoûtante. La forêt m’envahit comme une musique africaine et je ne me lasse pas de rouler en me laissant pénétrer de ses odeurs fortes. Me sentant en forme et le temps n’étant finalement pas trop mauvais, je choisis de pousser jusqu’au Verdon et de ne pas m’arrêter, comme je l’avais d’abord prévu, à Lesparre. Ainsi, demain matin, je serai tout de suite à pied d’oeuvre pour prendre le premier bac, celui de 7 heures.
Ces pins... Tellement bien rangés, propres, mystérieux. Qu’y a -t-il derrière ? Je ne vois en dehors d’eux que des genêts et des ajoncs. Pourquoi l’ajonc, cette plante qui s’enflamme comme des allumettes ? Ici et là, je vois aussi quelques chênes verts et, de temps à autre, d’immenses clairières pour faire place au maïs... ou aux carottes. Imaginez un champ de carottes de près d’un kilomètre de long sur au moins 500 mètres de large. C’est la Californie. D’impressionnantes tours d’arrosage tournent lentement en rond sur ces cultures. Mais c’est toujours avec soulagement que je retrouve le refuge et l’abri de la forêt. J’ai le plaisir de surprendre une biche, mais elle ne me laisse pas le temps de la prendre en photo.
Les kilomètres succèdent aux kilomètres. Je fais un petit 20 de moyenne. Vers midi, le vent du nord se fait assez fort, exigeant un peu plus d’énergie. Je soigne mon alimentation car je sais d’expérience que le vent contraire épuise les jarrets les plus vigoureux. C’est ce que m’a appris le vent d’autan. Je longe le bassin d’Arcachon de Biganos à Arès. L’eau est calme, mais il n’y a ni bateaux, ni planches à voile, ni baigneurs. L’arrivée à Lacanau est gâchée par une immense montagne d’ordures. Je suis tenté de m’arrêter dans le premier café pour dire aux habitants de ne pas réélire leur maire dans quinze jours.
A Hourtin, laissant sur ma droite la route de Lesparre, je m’engage sur celle de Montalivet. Un souvenir m’y attend : celui de vacances passées ici il y a une vingtaine d’années et d’une rencontre avec Juliette et Xavier. Tous les campings sont déserts. Il ne reste que leur laideur. Les pins, heureusement, me ramènent à quelque chose de plus vivant.
J’arrive au Verdon vers 18 h 30 et je trouve immédiatement un gentil petit hôtel propre et pas cher. Le restaurateur voisin accepte de me préparer un plat de pâtes en plus du menu. Je mange de très bon appétit, servi par une délicieuse demoiselle. Avant de m’endormir, je me vois encore naviguant entre deux murs de pins dressés comme des soldats au garde-à-vous avec l’allure étonnante de sentinelles remplissant un service public.
L’Union Cyclotourisme
Messages
1. Tout autour de la France à bicyclette (3), 21 juin, 18:33, par Nathalie
Toujours un régal de lire ces lignes ! Merci Jean de partager cette belle expérience, j’ai beaucoup ri en te lisant ... vivement la suite !