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Tout autour de la France à bicyclette (8)

lundi 20 juillet 2026, par Jean L’Hour

15 mai - 28 juin 1995

8 Juin De Panne - Lille Ronchin 80 km

Après la journée d’hier, sans aucun doute la plus éprouvante depuis le départ, j’ai révisé le parcours de cette journée, déjà légère, pour l’alléger encore. C’est une journée très ‘cool’, une véritable promenade avec, en prime, un bon vent de dos et même quelques rayons de soleil. Jusqu’à la frontière française j’ai à ma disposition une large piste cyclable. Que me faut-il de plus pour être heureux ?

Nullement pressé par le temps, je m’arrête souvent, juste pour le plaisir et souligner ma totale liberté. A Ypres je fais une longue halte sur la grande place rectangulaire près des Halles et de la cathédrale. Ypres, ville martyre des deux guerres et de bien d’autres au cours des siècles, a le macabre privilège d’avoir donné son nom à l’ »hypérite »’, le gaz de combat qui fut utilisé ici pour la première fois lors de la bataille des Flandres en 14-18. Les jeunes que je vois attablés sur les terrasses de café sont visiblement à des années lumière de la guerre. Pourvu que ça dure !

Comme en Bretagne, la campagne belge est pleine de vaches. Mais, ici, elles sont grises. J’aperçois des veaux gros comme des cochons et je me demande s’ils sont élevés aux hormones. Justement, dans le journal de ce matin, je lis un article mettant en cause des éleveurs belges pour infractions à la législation européenne dans ce domaine. Peu de cultures en revanche et apparemment moins bien soignées qu’en France.

Je fais halte aussi dans la petite ville frontière de Warneton. Tout en buvant un verre de coca cola j’écoute distraitement deux dames parlant des misères de la vieillesse. Quand on est jeune et en bonne santé ce genre de conversation prête à sourire. Quand on avance en âge on y prête plus attention et on réalise que ce qu’on qualifiait de clichés exprime de vraies souffrances.

L’agglomération lilloise est immense et la circulation assez agressive. Je redouble désormais de prudence dès que je pénètre dans une ville tant soit peu importante. Un cycliste me rattrape et engage la conversation. Il m’offre de se dérouter pour me guider dans le dédale des rues et des avenues. Avant de me rendre chez la nièce de Claire qui m’accueille ce soir, je me dirige vers le centre ville, la Grand-Place. Je fais deux fois le tour de cette place à une allure très lente pour choisir mon point de chute, un café bien au soleil, confortable et où je puisse tenir mon vélo en laisse. La place fourmille de promeneurs, c’est l’heure de midi, et je ne peux me permettre le moindre risque. Soudain, stoppé par une passante qui passe devant moi, je n’ai pas le temps de dégager mes chaussures de leurs pédales et je tombe lamentablement de tout mon poids. J’ai très mal au coude mais ne constate aucun autre dégât, ni sur ma personne ni sur ma bicyclette. La passante, une jeune fille, sans doute surprise et apeurée, me dit :
- J’étais à côté de vous...
Moi (en me tenant le coude et en redressant mon vélo) - Oui, peut-être...
Elle - Si vous aviez regardé...
Moi - Oui, sans doute...
Elle - Vous n’auriez pas eu mal...
Moi - Oui, certainement...
Elle - Vous n’aviez qu’à regarder...
Moi (un peu énervé) - Je ne vous ai rien dit !
Elle - Il fallait regarder...
Un ouvrier présent (en la regardant partir) - Y en a des c... !
Le petit incident ne m’a pas enlevé ma soif, bien au contraire. Regardant passer les jeunes et les moins jeunes qui essaient de profiter du soleil ici très avare, je savoure ma bière et sombre dans un demi sommeil. Instinctivement j’ouvre l’oeil dès que je sens une présence près de mon vélo.

En me rendant à Ronchin je rentre dans un bureau de tabac pour acheter des cartes postales. J’ai la surprise d’y trouver un Toulousain et, qui plus est, un habitant de L’Union ! L’accueil chez mes hôtes ce soir n’a rien à envier aux précédents. La petite Elina, 3 ans, n’est pas trop effarouchée à la vue de cet homme drôlement habillé. Un paquet de bonbons a vite fait de la familiariser. Ce soir j’ai droit au champagne ! En examinant l’étape de demain je relève un oubli malencontreux d’une trentaine de kilomètres. Je n’aime pas ça !

Passage de Belgique près de Ypres

9 juin Lille - Rocroi 157 km 900 m

La soirée à Lille fut heureusement très reposante, ce qui m’a permis de faire face ce matin à la sortie de l’agglomération. Sortie très longue mais facilitée par des pistes cyclables qui éliminent au moins le stress des camions. J’ai constaté qu’il faut éviter d’interpeller les automobilistes à 8 h du matin pour leur demander des renseignements. Ils vont au travail ou transportent les enfants à l’école, souvent les deux, et ils n’ont donc pas le temps. Les employés municipaux sont moins bousculés !

Il faisait froid ce matin, un vrai temps d’hiver. La route que j’emprunte jusqu’à Valenciennes, par Cysoing et St Amand-Les-Eaux, est plate. Le paysage est assez monotone : pâturages, champs de blé, de betteraves, d’orge et de maïs. Les maïs sont petits petits et tout jaunes d’asphyxie tant les sols sont gorgés d’eau. Je rentre ensuite dans les Ardennes et les forêts succèdent aux forêts. Je n’y rencontre que des bûcherons et des camionneurs. J’entends des oiseaux mais je ne les vois pas dans ces forêts profondes, sombres, au feuillage très dense. Au fur et à mesure que j’avance, les nuages se font plus menaçants et c’est la pluie. Une bonne grosse pluie qui ne me quittera plus jusqu’au soir. Bien à l’abri dans ma ‘grenouille’, je progresse avec la patience d’un cycliste au long cours.

Plutôt que de descendre sur Hirson, où j’avais envisagé d’aller saluer le lieu de naissance de Claire, je bifurque sur Trélon et Chimay dans le Hainaut belge. A Chimay je salue la statue du chroniqueur Jehan de Froissart dont le nom me rappelle, très confusément, des cours de français de quatrième. Je n’ai pas le temps d’aller visiter la fameuse trappe où les moines fabriquent leur bière assassine. Je traverse encore de belles forêts de hêtres et, à la vue de ces immenses fûts, debout ou couchés, je me rappelle qu’il va bientôt falloir faire le plein de bois pour l’hiver dans notre grange de Malède.

Passant un peu au nord de Fourmies, c’est le visage de mon oncle Augustin qui surgit dans ma mémoire. Je le revois, ce cher oncle, en uniforme, avec calot et bandes molletières, un soir qu’il repartait au ‘front’ après une courte permission à Landerneau. C’était la drôle de guerre. Il eut heureusement le bon réflexe de ne pas obéir à ses officiers et de ne pas attendre les Allemands quand sonna la retraite. A Macon, sur la frontière belge, un étonnant tilleul, vieux de plus de 400 ans, sert de couverture à la place du marché...

Images éparpillées, souvenirs éclatés, mouillés par la pluie. C’est une journée un peu irréelle, très intérieure. Un à un, les kilomètres s’égrènent et j’arrive enfin, en quittant une nouvelle fois la Belgique par le bois de Chimay, devant les fortifications surprenantes de Rocroi. La ville, bâtie en étoile à l’intérieur de ses fortifications, est petite et très accueillante. A la gentillesse de l’aubergiste j’aurais pu croire qu’il m’attendait. Pour la première fois depuis l’étape de Pau, j’ai du chauffage dans ma chambre. J’en ai bien besoin.

10 juin Rocroi - Fléville 115 km 960 m

Il est 7 heures. J’entends tomber la pluie sur la place de Rocroi. Bien au chaud dans ma chambre d’hôtel, j’essaie de comprendre pourquoi tout à l’heure je vais me plonger volontairement sous l’eau. Ne pourrais-je pas attendre ? Rien ni personne ne m’oblige à partir, sauf peut-être le rite maintenant instauré de refaire chaque matin les mêmes gestes à la même heure et de m’en aller. Il est désormais dans ma nature de m’en aller. Il faut donc que je parte ! J’imagine l’appréhension des navigateurs solitaires à la veille de retrouver le port après de longs mois d’absence et de solitude... Je ne pense pas cependant que je souffrirai de la nostalgie des départs et de la solitude. J’aime trop m’asseoir à mon bureau au milieu de mes livres.

Me voilà parti sous ‘ma’ pluie devenue presque une compagne. Comble d’ironie, la route de Rocroi à Revin passe par la ‘Vallée de Misère’ ! Rapidement, je trouve la Meuse et ses méandres et je la suis jusqu’à Monthermé. Cette ville de tradition industrielle semble végéter et plusieurs usines sont à l’abandon. J’étais déjà venu ici avec Claire et sa famille en 1969 et nous avions mangé du canard... Depuis, la Meuse a charrié beaucoup d’eau... Trop même, puisque plusieurs inondations ont fait, ces dernières années, la une des journaux télévisés. Alors que je déguste une bonne tasse de chocolat, les conversations portent sur les élections municipales de demain et les inondations sont au coeur du débat. Partout où je passe depuis deux ou trois jours, j’entends parler de ces élections. A Rocroi, c’était le calme, une seule liste se présentant. A Flize, au sud de Charleville, une sombre histoire de scandale divise les électeurs. Ici, c’est l’eau. Demain, premier tour des élections, il y aura de l’animation dans les rues.

Après la pluie, le froid. La longue montée au sortir de Monthermé me réchauffe. La visibilité n’est pas très bonne, mais suffisante tout de même pour remarquer sur ma gauche les fameux rochers des Quatre Fils Aymon. La descente sur Charleville-Mézières me glace. Malgré l’animation qui règne sur le marché de la magnifique Place Ducale, je ne parviens pas à oublier le froid. Je le sens qui pénètre sous les habits, de plus en plus profond... La traversée de l’agglomération de Charleville-Mézières est longue et je suis étonné de voir tant d’immigrés. Je les plains d’avoir dû quitter leur pays de soleil pour une région aussi froide. Deux vieux Arabes acceptent de surveiller mon vélo pendant que je vais acheter des cartes postales.

Le réchauffement espéré n’arrive pas. Pour la première fois depuis mon départ de Toulouse, j’ai vraiment froid. Par ce temps, j’évite de traîner en route et la moyenne monte. Dommage, car le paysage est magnifique et tellement paisible. Dans un tout petit village, St Juvin, je m’arrête, ébahi, devant une église du XVIe aux formes très curieuses. Avec ses quatre tours, dont deux circulaires et deux hexagonales, aux quatre coins de l’édifice, elle ressemble plutôt à un château. Mes derniers kilomètres sont une véritable course contre la montre. Je sens la pluie qui vient et cette fois je suis décidé à ne pas me laisser rattraper par elle. Je fonce... et je gagne. A Fléville, Olga et Jean m’attendent. Je les bénis d’avoir pensé que je pourrais avoir froid. Ils ont allumé la cheminée. Bien enfoncé dans un canapé très confortable, je me laisse envahir par cette bonne chaleur. Olga se présente demain aux élections municipales sur une liste d’opposition. Elle a, semble-t-il, de bonnes chances d’être élue.

Quesnoy : le canal de la Deule
Chevaux ardennais
Monthermé : sur les bords de la Meuse endormeuse..

11 juin Fléville - Sierck-Les-Bains 128 km 1024 m

Couché très tôt hier soir, j’ai dormi sans interruption jusqu’au petit matin. Mon premier souci au réveil me propulse vers la fenêtre : ni pluie, ni vent, ni froid. Serait-ce le début de l’été ? Tout serait parfait si, après avoir fait une dernière vérification de mon itinéraire de la journée, je n’avais relevé une nouvelle erreur de calcul : une trentaine de kilomètres passés par pertes et profits ! Il n’est évidemment pas question de changer l’objectif de l’étape. Comme prévu, ce sera Sierck-Les-Bains. J’ai choisi Sierck-Les-Bains car, par son nom et sa position aux frontières du Luxembourg et de l’Allemagne, cette petite ville attise ma curiosité depuis que je l’ai découverte sur la carte. A quoi peut-elle ressembler ?

Ne connaissant pas du tout la région, j’en apprécie les vallonnements et les plateaux entre les vallées de la Meuse et de la Moselle. Je retrouve aujourd’hui les 1000 m de dénivelé quotidiens auxquels je m’étais habitué en Bretagne. La campagne est assez déserte et les villages peuplés surtout de personnes âgées. Je vois rarement des enfants jouer sur les places. Certains villages ont dû connaître meilleure fortune si j’en juge par la dimension et l’allure de nombreuses maisons aujourd’hui mal entretenues. La crise économique des vingt dernières années a ajouté ici ses ravages à ceux de toutes les guerres passées.

Région d’élevage, ce coin des Ardennes et de Lorraine est surtout habité par les vaches. J’ai beau leur parler, être gentil avec elles, poli même, elles restent toujours aussi muettes. Et pourtant, elles semblent intéressées. Elles me voient venir de loin et leurs grands yeux de vaches me suivent, sans ciller, jusqu’à ce que je sorte de leur champ de vision.

La guerre est ici partout présente. A Romagne, dans l’Argonne, je traverse un immense cimetière américain : des milliers de tombes de soldats tombés lors de la contre-offensive allemande durant l’hiver 44-45. Il y a aussi des cimetières allemands, des cimetières français, des cimetières de 14-18 et de 39-45. Toute cette région n’a été qu’un champ de bataille pendant les deux guerres mondiales. Tant de souffrances, de haines entretenues... Et les mêmes horreurs continuent, comme si les hommes n’apprenaient jamais rien. En pensant aux soldats dans la boue des tranchées avec, pour seule, perspective, une balle dans le corps, je m’en veux d’avoir parfois pesté contre la pluie...

La plongée sur Thionville est grandiose : une descente à 7% sur une route très large revêtue d’un macadam tout neuf, et sans circulation. C’est merveilleux, je me laisse aller de tout mon poids. Le vent me fouette le visage, j’ai l’impression de surfer sur une immense vague. J’aperçois sur ma gauche les cheminées d’une centrale nucléaire, celle de Garche dans la vallée de la Moselle. Thionville est en fête. C’est une ville très populaire et fort sympathique. Il ne me reste plus qu’à longer la Moselle pour atteindre Sierck-Les-Bains. Petite ville très gaie sur les bords de la Moselle, beaucoup de marcheurs s’y sont donné rendez-vous et lui donnent un air de vacances qui n’est pas pour déplaire. Je fais connaissance avec un cycliste, descendu au même hôtel que moi (c’est d’ailleurs le seul). Il vient de faire aujourd’hui la ‘Chevauchée des Vosges’. Dans son peloton il y avait Charly Gaul. Il en est très fier. Il prépare en ce moment le Paris-Brest-Paris. Je lui dis qu’une telle épreuve est très au-dessus de mes forces. Tandis que nous parlons, arrivent quatre cyclistes hollandais débarquant du train. Ils vont faire trois jours de vélo dans les Vosges, jusqu’à Bâle. Les routes françaises, selon eux, sont les plus belles du monde et leur plaisir, dès qu’ils ont quelques jours de congé, est de venir rouler chez nous. Cela fait plaisir. En France il n’y a pas que les vins et les fromages, il y a aussi les routes.

Charleville Le vieux pont
Paysage mosellan entre Marimont et Bassing

12 juin Sierck-Les-Bains - Sarrebourg 118 km 1108 m

Sierck sommeillait encore quand je l’ai quitté. La sortie de cette petite ville frontalière par la D956 qui longe la frontière allemande, est une bonne partie de manivelles, car elle est plutôt raide. Je sens que la forme est bonne et que le temps, aujourd’hui encore, sera de mon côté. Les vallons mosellans sont exigeants mais tellement agréables à chevaucher. Quelques cultures, beaucoup de pâturages et de forêts. Jour après jour je remarque que tous les Français ont les mêmes chaises de jardin en plastique blanc. Depuis le départ, elles sont rabattues sur les tables. Quand je les verrai redressées sur leurs quatre pattes, ce sera le signe que l’été est là. Nous n’y sommes pas encore.

Aujourd’hui, s’il fait toujours un peu frisquet, le ciel consent cependant à se dévoiler avec un peu moins de parcimonie. Rouler est un plaisir. Je chante. Faux, bien sûr, mais qu’importe, il n’y a que les vaches pour m’entendre et cela ne paraît pas les choquer.

A Ham, encore une centrale nucléaire. Elles commencent à me donner le frisson, ces centrales que je vois un peu partout : Golfech, St Valéry-en-Caux, Dieppe, Thionville, Ham !... Moi qui me croyais loin de toute pollution sur mon vélo dans la campagne...

A midi, je fais halte à St Avold sur une gentille petite place ensoleillée, avec un gros sandwich et une tasse de chocolat au lait. Par temps frais, c’est ma boisson favorite du matin. Je constate que mes provisions de route s’épuisent. Je vais devoir faire mon marché ce soir à Sarrebourg.

De St Avold à Sarrebourg par la D22 et la D27 je ne cesse de monter et de descendre. Mais la route est calme et je ne sens pas la fatigue. Je m’arrête un long moment dans un cimetière français de la guerre 14-18 situé au carrefour de ‘L’Espérance’. Dans deux tombes communes sont enterrés plus de 500 soldats ‘inconnus’. Il y a en outre 280 tombes individuelles qui présentent deux caractéristiques surprenantes. La quasi totalité de ces soldats ont été tués les 18 et 20 août 1914, soit trois semaines seulement après la déclaration de la guerre. En outre, tous les noms, sauf ceux des officiers, sont du sud-ouest : Roque, Loubet, Lacarrère, Lopez, Fabre... Encore des garçons de 20 ans !

En arrivant à Sarrebourg, gentille agglomération, précédée d’un grand cimetière militaire français, un de plus..., je retrouve mes habitudes du soir : chambre, douche, pipe, bière, téléphone, cartes postales, journal de bord. Tout cela me prend deux bonnes heures. J’aime ce moment où je range mon vélo et dépose mes sacoches. Une fois reposé, je flâne dans la ville, ici le long de la Sarre dont les rives sont fleuries. Je savoure alors la marche à pied, le fait d’être debout, et j’ai l’impression que j’ai l’éternité devant moi... Jusqu’au moment où la faim me prend et où il faut songer à trouver une table. Alors que je suis déjà ‘en civil’, je vois arriver mes amis hollandais d’hier soir et leur indique l’adresse de mon hôtel. Ils ont eu un peu de pluie et paraissent avoir peiné. Demain ils se lancent dans les Vosges que, pour ma part, je me contenterai d’effleurer par le nord.
L’hôtelier est ravi d’avoir des cyclistes chez lui. Il est lui-même un inconditionnel du vélo et il organise des randonnées dans tous les coins de la France pour son club. Nous parlons longtemps de vélo, des régions de France. Il me détaille sur une carte mon étape de demain. Pour un peu il prendrait mon vélo et continuerait à ma place !

Arrivée à Sarrebourg précédé de son cimetière militaire français
Sarrebourg

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